Actualités Réseaux Sociaux

AFFAIRE ANTOINE ZONG-NABA CONTRE NAÏM TOURE : Le délibéré prévu pour le 27 février

Le cyber-activiste, Naïm Touré, poursuivi par Antoine Zong-Naba, conseiller juridique du président de l’Assemblée Salif Diallo a comparu, le 13 février 2017, au Tribunal de grande instance de Ouagadougou. Après les débats de fond, le délibéré a été renvoyé au 27 février 2017.

Le Sieur Zong-Naba Antoine reproche au web activiste, Naïm Touré de l’avoir, entre autres, traité de « larbin », « mounafica » et de « bandecon » en réaction à l’un de ses posts sur Facebook. En rappel, dans le post en question, Zong-Naba Antoine, conseiller du président de l’Assemblée nationale burkinabè, affirmait que ce dernier avait « offert gracieusement » du matériel biomédical d’une valeur de 700 millions de FCFA au Centre hospitalier universitaire Sourou Sanou de Bobo-Dioulasso. Répondant donc à la question posée par le président du tribunal sur les faits qui lui sont reprochés, Naïm Touré a indiqué qu’il a réagi parce que les affirmations du conseiller étaient loin de la réalité. Car, a poursuivi, le prévenu, le don en question n’était pas le fait du président de l’Assemblée nationale comme le stipulait le post du Sieur Antoine mais, d’une association Suisse. « Ne pensez-vous pas que vous auriez pu réagir autrement ?», lui a donc demandé, en substance le président du tribunal. « Je reconnais que je suis allé un peu fort », a lancé le web-activiste en guise de réponse. Et le procureur du Faso, de renchérir sur cette affaire en rappelant que les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non droit. Tenir donc des propos déplacer à travers ses canaux de communication sont, par conséquent condamnables.

Le parquet, a requis a cet effet que le prévenu soit relaxé pour les faits de diffamation mais qu’il soit condamné à payer 3 millions de F CFA pour les faits d’injures. Pour les conseils du plaignant, il n’y a pas lieu e laisser tomber un tel manquement de la part du web-activiste surtout que ce dernier a continué, avec ses amis, à proférer des injures à leur client via sa page Facebook. Ils ont donc demandé que le président du tribunal qu’au regard de ces faits, l’infraction est constituée et il faut condamner le prévenu pour l’exemple. D’ailleurs, a révélé M Bayala, l’un des avocats du plaignant, son client n’a pas entamé cette procédure pour se faire de l’argent. A ce titre, en lieu et place des 15 millions qu’il avait demandé pour réparer le préjudice subit, il réclame désormais que le prévenu soit condamné à payer 1f symbolique. M Farama, avocat du prévenu, a, dans sa plaidoirie, invité le tribunal de tenir compte de l’évolution des sociétés et la manière dont se mène les débats sur les réseaux sociaux avant de prendre toute décision. Il précise à ce propos avec des preuves de captures-écrans que le plaignant lui-même a, par le passé, « insulté » des gens sur Facebook, via sa page. Et d’ajouter également qu’il n’y a pas lieu de qualifier l’infraction « d’injures publiques » car le post en cause était seulement vu par son client et ses amis. « Si c’est pour le condamner pour moraliser la société, laissez ce rôle à ceux qui en ont la charge. Sinon, nous sommes ici pur dire le droit », a conclu la défense. Sur ces notes, le président du tribunal a pris la parole pour ramener le délibéré du dossier au 27 février 2017.

Correspondant

ARTICLES SIMILAIRES

Laisser un Commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient. Accepter En savoir plus

NEWSLETTER

Inscrivez-vous et recevez régulièrement des arletes par mail

Vos informations ne seront pas partagées