Aube, un drone protecteur de l’environnement

Mis au point par un ingénieur alsacien, voici Aube, un drone d’observation de la flore et la faune sauvages. Cette machine légère qui est imprimée en 3D avec des matériaux biodégradables navigue en silence, suspendue à une voile de parapente. L’objectif de son inventeur est de participer à des opérations de sauvegarde de l’environnement.

Des joujoux dans le secteur des loisirs, des alliés précieux dans le domaine de l’humanitaire et de l’assistance aux personnes, les engins volants sans pilote à usage civil sont en train de conquérir tous les espaces aériens de la planète. Hélas, des chevaliers du ciel qui auraient été conçus spécialement pour « faire le bien » dans le domaine de la protection de l’environnement se comptent encore sur les doigts d’une moufle. C’est la raison pour laquelle Julien Lerch, ingénieur alsacien et programmateur de robots industriels, a décidé de créer Aube un drone, à la fibre écologiste.

L’objectif de son créateur est de lutter contre la criminalité environnementale et de la faune sauvage, d’accompagner des activités touristiques ou encore d’assurer des missions scientifiques nécessitant une observation aérienne. L’aventure commence en 2012 quand l’ingénieur lance sa propre entreprise qui se nomme IHMATI,  un mot voulant dire « se réaliser » dans la langue disparue des Aztèques. La machine est de type para-moteur, c’est-à-dire que le tout le corps du robot est suspendu à une voile de parapente et ça change tout !  Hormis un léger bruissement  au moment du décollage, Aube, qui est à propulsion électrique se veut très discret, il navigue dans les cieux à la manière d’un oiseau à vitesse réduite et tout en silence pendant une heure.

Ses dimensions et son poids plume, 1,8 kg, lui permettent de tenir dans un sac à dos. L’engin est capable de transporter une charge utile de 2,4 kg, principalement une caméra, afin de délivrer des vidéos en  haute qualité. Par ailleurs, le drone qui a été imprimé en 3D est composé à 90% avec des matériaux biodégradables limitant ainsi son impact environnemental. Avec l’ONG Wildlife Angel, Julien Lerch a testé au Niger en survolant le parc national du W, les capacités de sa machine volante

Le drone, qui serait adopté bientôt par les gardes forestiers, s’est révélé un allié précieux pour lutter contre le braconnage, en repérant les pilleurs d’ivoire. « J’ai vu pour la première fois un éléphant ! Je n’ai pas créé ma société pour faire du bénéfice. Si je peux gagner de l’argent avec c’est bien. Mais si je peux être utile pour qu’un éléphant ne soit pas tué… C’est encore mieux ! », explique modestement le jeune ingénieur sur le Web.

Aube ! Drone utile et écolo ! Et d’une nécessité vitale ! Avant que le dernier des pachydermes majestueux de l’Afrique ne succombe sous les coups de prédateurs avides d’ivoire et meurtriers.

RFI

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